100 kms de MILLAU - 27/09

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100 kms de MILLAU - 27/09

Message par stephane37 le Lun 6 Oct 2014 - 13:38

Le 27 septembre 2014, Notre " Bûcheron" était en Lozère pour cette course incontournable pour les routards. Il était épaulé par un suiveur tout aussi célèbre : JAMES.

Bucheron a su faire honneur au TTT en terminant cette course avec des ravitos, je cite, pantagruellique. Son assistant  
Au final : 100km en 11H38’06 et 281ème.

Voici leur CR de course et de suiveur /
Bucheron :
CR DES 100 KM de millau 2014

Les 100 km de Millau sont sans conteste l’épreuve d’ultra la plus prestigieuse de France.
En effet, courir Millau, c’est aborder un monument de la course hors stade, c’est vivre des moments forts que vous raconterez plus tard avec une pointe de nostalgie.
Une première boucle le long du Tarn sur chacune des rives puis la redoutable deuxième partie, un aller-retour jusqu’à Saint Afrique par-delà les sévères côtes et la désormais mythique, on pourrait l’appeler col de- Tiergues tant sa longueur et ses pourcentages focalisent les peurs, les espoirs et les rêves de tous. Que vous soyez débutants à Millau ou habitués, vous savez que c’est là que presque tout se joue. C’est aussi cette seconde partie de la course qui fait tout de même 58 km, qui vous vaudra vos plus belles émotions.
Et Millau, c’est surtout cette organisation sans faille mais tellement humaine, ces bénévoles connaisseurs plus complices que blasés au fil des années. Cette course est difficile, cette course est superbe, cette course est unique !
9H00 : rendez-vous place de la Victoire, dernier réglage du vélo, du ravito, dernier café au bar du coin, photos avec James, mon suiveur !
9H20 : les suiveurs partent au village d’Aiguessac à 6 km, je rentre dans le sas du départ avec 1600 coureurs du 100km et 450 marathoniens. Pour l’occasion j’ai mis ma tenue fétiche Trans ‘AQ, seul mon cuissard TTT révèle encore mon appartenance à la communauté de « Traileurs ». Là je suis chez les routiers, je suis même dans le cœur de la course sur route, je vais mettre mes pas dans les pas de générations de coureurs (43ème édition).
Je suis content et très motivé, même si 100 km sur route ça paraît un peu effrayant !
9h30 : parade dans la ville sur 1 km au son des tambours de la fanfare de la musique, avec la foule sur les trottoirs et les habitants aux fenêtres qui applaudissent le cortège. Je n’en rate pas une miette. Je suis aux anges !!!
10H00 : départ (mon objectif 10km/h au marathon). Il fait un temps magnifique.
10H36 : je retrouve James à Aiguessac et c’est parti pour une longue journée ensemble sur le vélo. Tout pour survivre à cette course (petits sandwichs, tucs, compotes, dattes, abricots etc.) et 10 fraises tagadas (une tous les 10 km en récompense). J’adore les fraises Tagadas comme Kilian Jornet !!! Je suis dans le bon rythme, une rencontre avec une st avertinoise : Patricia v3 qui fait son 28ème Millau (hic)
11H00 : 10km : 59minutes et 58’. J’ai le droit de manger une fraise Tagadas !
25km tout va bien. 2H28’18 je suis 437ème. J’ai l’impression de courir avec le frein à main aux pieds.
30km j’ai déjà mangé 3 fraises Tagadas, je suis en forme et je me balade, par contre le soleil commence à bien taper. James me prépare ma nourriture, ma boisson (une vraie mère pour moi). Je commence à remonter des coureurs surtout des marathoniens, c’est cool le marathon à 10km/h ! Je m’arrête à tous les ravitos pour boire, car il fait de plus en plus chaud et je mange un maximum. Paysage vraiment sympathique.
Km42, retour à Millau en 4H16’33, 369 ème. J’ai remonté sans accélérer 68 coureurs du 100. Jamais je n’ai couru un marathon aussi cool. «Dans la course à pied ce n’est pas la distance qui tue, c’est le rythme »- Doc Col. Je vais enfin savoir ce que ça fait de courir sur route après 42hm195.
Km45 petit coup au moral en pensant au reste de la course !!! Première grosse difficulté « la côte du Viaduc », je la monte en marchant (6.5km/h) sur 3km. Le soleil tape fort.
Km 48 le Viaduc Millau (superbe, grandiose, magnifique) Descente vers Saint Georges.
Km50 : photo officielle avec le Viaduc en fond. Je suis frais et toujours en forme. Je commence à être écœuré des fraises Tagadas. Objectif St Rome et le col Tiergues Aller que je monte en marche commando (50 pas rapides et 50 pas courses). James me double et m’attend au col (il en bave aussi à monter en vélo, Hi, Hi !! !). Nous croisons les premiers de la course, ça fait le spectacle !
Km71 Saint Afrique, 317 ème. J’ai toujours doublé (52 places depuis Millau), je ne m’attarde pas, je mange un peu, mon coach me motive ! Il faut refaire le chemin inverse !
Km72-78, « la légende du 100km de Millau » la terrible côte retour du col Tiergues. Ça pique, ça souffle, ça transpire ! Je la monte toujours en marche rapide. James me surveille de près pour que je boive ou que je mange un peu (plus envie de manger, ne parle plus de fraises Tagadas !!!)
Km78 le haut du col. James prend 500 m d’avance pour me préparer mon maillot TTT de rechange (une vraie nounou). Miracle je suis en forme dans la descente, voire euphorique : 12km/H (l’effet magique du maillot TTT)
Km83, pour la première fois de ma vie en course sur route mon GPS est épuisé avant moi (plus de batterie, quelle petite fiotte celui-là) !
« Tant que tu peux courir, cours ! »- Corine de la Trans’AQ
Km84.200. J’ai couru 2 marathons ! Trop fort !
Km85 une concurrente me double (mais quel  toupet !!!) ; je m’accroche à ses basquets et là pendant 3km nous courons comme dans un rêve, le rythme parfait, pas un bruit, pas un mot, la nuit qui tombe avec nos deux suiveurs…….. et puis elle a voulu du coca au ravito et j’ai continué tout seul avec Mon James ! (on devient intimes à force de se suivre).
Nous croisons le dernier coureur en sens inverse qui vont encore vers St Afrique, les boules pour eux. Ils mettront entre 20 et 24H.
Km93 : dernière terrible descente du Viaduc. Ca fait trop mal aux cuisses, c’est l’enfer. Je fatigue grave. Les deniers kilomètres vont être arrachés 1 à 1. James me coache : tu cours jusqu’au bout du pont « oui ». Tu as soif ? Non ! Je ne parle plus, j’alterne course-marche. Millau est là, 97, 98,99 et
100km, l’arrivée sur l’estrade « c’est que du bonheur », que d’émotions que de monde ! Je retrouve James ! Je suis super ému de le voir !!! La vache, un gars qui s’est décarcassée 11h38 pour moi !!! Ce n’est pas rien !
100km en 11H38’06 et 281ème.

Conclusion
J’ai eu le sentiment d’avoir bien géré cette course, aussi bien au niveau du rythme que de la nourriture. L’entraînement et la préparation ont été la clé du succès. Bien qu’à Millau il est assez illusoire de faire un temps sur 100km ! Amis traileurs, il y a aussi du plaisir sur route. Si tu en as la possibilité cours les 100km de Millau une fois dans la vie avec un suiveur qui est aussi coureur pour comprendre ce que tu attends. Ce qui est célèbre aussi à Millau juste après le Viaduc ce sont les douleurs aux cuisses après les 100 km !!!!.
P.S. Merci à James qui a grandement contribué à cette aventure sans qui cela aurait été beaucoup plus difficile !!! Je te dois une fière chandelle !!!!

JAMES:
Merci pour vos mots sympa à l'attention du suiveur et de ses fesses. Je vous rassure: elles vont très bien (les fesses); et les cuisses aussi.

Suiveur, c'est une expérience que je vous recommande: Suivre un coureur sur les 100 de Millau, c'est top ! Tu roules à 9km/h (cool !) et tu manges à tous les ravitos (pantagruéliques, on vous dit...), tu montes quelques "cols" en te la pètant un peu car tu doubles plein d'autres vélos... et tu t'éclates à fond dans les descentes pour rattraper ton coureur quand tu t'es un peu trop attardé au ravito... Au passage, tu n'oublies pas de l'encourager et de faire le point sur sa situation (et tu n'as pas besoin de lui dire que t'as mal aux fesses sur cette p..ain de selle, parce que, lui, il a autre chose à gérer...)

Encore faut-il que ce soit un bon coureur; (et ce fut le cas avec l'excellent Buch !) car certains suiveurs ont suivi leur coureur toute la nuit .... !!!
Moi, j'avais un coureur plutôt rapide, jamais dans le rouge (bon, un tout petit peu à la fin...) qui avait encore assez de lucidité pour faire semblant d'apprécier mes vannes pourries quand j'essayais de meubler ses "moments de moins bien"...

Millau c'est aussi des tas de belles rencontres avec des coureurs et des suiveurs, des paysages superbes, une météo top (cette année), une ambiance conviviale avec une organisation 10/10 et des bénévoles chaleureux et accueillants.
Du coup, avec Buch, on n'avait plus qu'à faire du bon boulot; et on l'a fait.
BRAVO à tous les 2  cheers  cheers

stephane37
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